Audience avec le DASEN : Compte rendu

vendredi 12 octobre 2018
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Compte-rendu de l’audience de rentrée

Une délégation de 5 représentants du SNUipp-FSU a été reçue le vendredi 12 octobre en audience à la DSDEN.

Notre organisation syndicale a pu aborder les points qui lui semblaient importants en cette rentrée scolaire.

Remplacement  : Lors d’une réunion d’information syndicale qui s’est déroulée en fin d’année scolaire 2017 / 2018, des points d’amélioration étaient ressortis des discussions. Nous n’avions pas pu rencontrer le DASEN à ce sujet plus tôt, aussi, nous avons profité de cette audience de rentrée pour porter à sa connaissance les demandes des remplaçants.

Il a été demandé la mise à disposition d’un fichier concernant les écoles du département pour que les enseignants remplaçants puissent prendre connaissance de la configuration des écoles dans lesquelles ils sont appelés. Ce fichier qui existe sur Melle mais qui existait autrefois dans d’autres circonscriptions est très utile et très apprécié des remplaçants de cette circonscription.

Selon le DASEN la mise en place d’un tel fichier n’est pas forcément pertinente maintenant que l’organisation du remplacement se fait au niveau départemental. Nous avons cependant insisté pour que cette demande soit étudiée.

Il a aussi été demandé qu’une heure de prise en main soit octroyée en début de remplacement en SEGPA, afin que les enseignants puissent faire un point avec le directeur de la SEGPA, prendre connaissance des outils et de l’emploi du temps et ajuster le programme de la journée le cas échéant.

Le Directeur Académique n’y voit pas d’inconvénient, bien au contraire. Il a même souligné que cela se faisait pour la prise de poste des TZR du second degré.

La création d’une mallette avec des fiches pédagogiques à destination des remplaçants et la mise en place d’animations pédagogiques à destination de ces enseignants était aussi une demande que nous devions faire remonter.

Le DASEN a été sensible à cette proposition et Mme L’IENA souhaite en effet avancer sur ce dossier. Des propositions de formations pourront être faites pour l’année prochaine et une mallette pédagogique qui aura vocation à être étoffée chaque année sera réfléchie.

Les remplaçants avaient demandé qu’une ligne directe leur permettant d’accéder au bureau du remplacement soit mise en place.

Selon Monsieur le Secrétaire Général, une ligne avait été mise en place en 2015 mais assez peu utilisée. Nous avons malgré tout porté cette demande, et nous pensons que cela permettrait une meilleure communication. Monsieur le Directeur Académique n’y est pas opposé, mais si cela n’empêche pas la gestion de tous les autres appels.

Les remplaçants ont aussi exprimé le souhait de pouvoir faire des fiches de préférences afin d’informer les gestionnaires quant aux niveaux ou types d’établissement dans lesquels ils sont le plus à l’aise.

Si le Directeur Académique ne s’est pas opposé à cette proposition, il invite les enseignants à adresser un courrier au bureau du remplacement, car il ne veut pas mettre en place un document qui pourrait être interprété comme contractuel entre les remplaçants et l’administration.

Nous avons rappelé que les enseignants étaient conscients qu’ils ne pouvaient exiger tel ou tel remplacement, mais que ce document pourrait améliorer la qualité du service.

Des demandes de clarifications concernant les inspections des remplaçants nous avaient aussi été remontées. Pour le DASEN, maintenant que les inspections ont été remplacées par des rendez-vous carrière, il appartient à l’enseignant de faire valoir son parcours lors de l’entretien.

Le SNUipp-FSU des Deux-Sèvres souhaite tout de même que les enseignants qui le souhaitent soient accompagnés dans la préparation de ce rendez-vous.

En clair, l’administration nous demande de nous mettre en avant et de nous « vendre ». Cette nouvelle politique de l’évaluation est symptomatique de l’état d’esprit que le ministre souhaite pour notre école, et nous le déplorons.

Nous espérons sincèrement que les demandes de la profession que nous avons portées lors de cette audience seront entendues et qu’elles permettront une amélioration des conditions de travail des remplaçants.

Règles du mouvement et conditions de nomination d’office.

Comme nous l’avions largement dit en CAPD, les conditions de nomination des personnels sans poste lors de la CAPD de rentrée n’ont pas satisfait nos collègues. En effet, l’administration est partie du postulat qu’il valait mieux avoir un poste pour s’organiser. Ce sont donc les collègues avec les plus petits barèmes qui sont restés sans poste, et les collègues avec des barèmes un peu plus élevés qui ont été positionnés sur les postes les moins intéressants géographiquement.

Le DASEN, qui avait pris le parti de respecter les nominations prévues par l’administration accepte que cette règle soit rediscutée et arrêtée lors du groupe de travail mouvement qui aura certainement lieu en janvier.

Nous serons vigilants lors de ces discussions à ce que les règles arrêtées soient les plus favorables pour la profession.

Le SNUipp-FSU a rappelé au DASEN l’organisation de stages syndicaux et de réunions d’informations syndicales dans le département. Nous avons aussi rappelé que nous organisions des temps d’info syndicale sur la pause méridienne dans les écoles qui en faisaient la demande.

Ces heures peuvent être défalquées des animations pédagogiques.

Pour plus d’informations, consultez notre site internet.

Nous avons aussi interrogé le DASEN sur le choix des maîtres d’accueil temporaires. En effet, nous avons eu cette année des informations de collègues qui s’interrogeaient sur ce choix.

Madame l’IENA a fait part de dysfonctionnements notamment avec l’ESPE. Le choix des zones géographiques nécessaires à l’implantation des stages M1 a en effet été communiqué très tardivement à la DSDEN. Aussi, plusieurs collègues qui avaient demandé à être MAT n’ont pas été retenus.

Malheureusement, ces collègues n’ont pas toujours été informés et ont découvert tardivement qu’ils ne seraient pas MAT.

La DSDEN doit essayer d’améliorer ce système en lien avec l’ESPE. Nous y serons vigilants.

Nous avons enfin posé la question du remplacement d’une psychologue scolaire actuellement en temps partiel annualisé. Le DASEN a fait remonter une demande au rectorat, mais il n’a pas la main sur cette décision. Il est conscient que cela met à mal un secteur.

CUI/AESH :

Lors de cette audience, certaines questions ont été soulevées concernant les CUI/AESH :

- L’administration est en mesure de constituer une liste de tous les personnels AESH/CUI ainsi que du nombre d’élèves accompagnés dans le département et va nous la transmettre.

- La régularisation du point d’indice devrait être faite sur le salaire d’octobre (si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à le faire savoir au service AESH)

- Nous avons mentionné le problème concernant les entretiens professionnels. L’administration a reconnu que, dans certains établissements, ces entretiens n’étaient pas mis en place. Nous avons rappelé au DASEN que de ces entretiens devrait découler une évolution de salaire. A ce sujet aucune réponse immédiate n’a été apportée.

- L’administration nous dit que de plus en plus de personnels ont recours à un cumul d’activités et que cela ne facilite pas l’organisation du service. Nous lui avons alors rappelé que ces contrats précaires les obligent à accepter des temps partiels qu’ils sont contraints de compléter pour vivre décemment. 

RESF  :

Un point a également été évoqué concernant la scolarisation d’enfants allophones. L’actualité internationale n’étant pas réjouissante, de plus en plus de familles sont contraintes de fuir leur pays. Il s’agit d’un phénomène qui impose une anticipation de la part de l’administration. Le Dasen a répondu : « Si des postes hors la classe se font, ce sera dans ce domaine ».

Des familles ont fait une demande de droit d’asile. Celle-ci ayant été rejetée, ce sont des enfants qui ne sont plus hébergés par le 115 et sont donc contraints de dormir dans la rue. L’actualité locale récente illustre parfaitement ce fait, puisqu’une famille albanaise dort actuellement dans les rues de Niort. Le SNUipp-FSU des Deux-Sèvres dénonce ce constat.

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Après avoir abordé les points que nous souhaitions faire remonter, le DASEN nous a fait part de ses inquiétudes concernant la carte scolaire à venir, au regard de la baisse des effectifs que l’on observe dans le département.

Un groupe de travail sur la mise en place d’un nouveau maillage territorial va être proposé dans le courant de l’année scolaire. Le SNUipp-FSU n’a pas souhaité lors de cette audience donner d’avis sur la question. Nous interrogerons notre délégation syndicale FSU-CGT en temps et en heure et il est de toute façon inenvisageable que nous, représentants des personnels, participions au démantèlement du maillage scolaire dans les territoires ruraux.

Le Protocole Rural, signé il y a maintenant 3 ans, va lui aussi être revu cette année. Nous n’hésiterons pas à nous saisir des instances idoines pour faire valoir notre volonté de défendre un service public d’éducation accessible à tous et sur tout le territoire. La contractualisation que souhaite mettre en place l’Education Nationale avec les élus et les différents partenaires ne peut et ne doit pas remettre en cause l’accès de l’école pour tous.

Notre organisation syndicale est en alerte sur ce sujet, et nous ne manquerons pas de revenir vers la profession dans les mois à venir au sujet de la carte scolaire.