Mouvement départemental dans les Deux-Sèvres : DANGER !

lundi 4 mars 2019
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Le Ministère envisage de nouvelles modalités concernant les mouvements départementaux afin d’en simplifier la gestion administrative (et de supprimer des postes de personnels administratifs !) mais au détriment de la qualité et avec des conséquences graves sur les conditions d’affectation des enseignant.es.


Il prévoit :

  • de ne plus considérer systématiquement l’AGS comme l’élément déterminant du barème, ce qui laisse présager de profondes iniquités de traitement entre les collègues.
  • d’augmenter le nombre de postes à profil, ce qui permet à l’administration de placer qui elle veut où elle veut.
  • d’obliger les enseignant.es sans poste (à titre provisoire ou victimes de carte scolaire) à saisir un voeu géographique, c’est-à-dire à être potentiellement affecté.es de façon aléatoire sur un poste non choisi dans une zone géographique.
  • de supprimer la saisie de vœux pour une seconde phase de mouvement, ce qui dégraderait la qualité de l’affectation. Cette seconde phase se résumerait à des affectations d’office.
  • de nommer un maximum les enseignants à titre définitif même sur des postes non demandés.

Par ailleurs, nous n’avons pas connaissance de la possibilité laissée aux services administratifs départementaux d’intervenir sur les éléments du barème. Comment peut-on envisager de gérer le mouvement de Seine Saint Denis (12000 enseignant.es) selon les mêmes modalités que celui des Deux Sèvres ( 1800 enseignant.es) ? Les points de rapprochement de conjoint ont-ils le même sens dans un département rural et étendu que dans un département urbain et dense ? Les points pour enseignement en éducation prioritaire ont-ils le même impact dans un département de banlieue parisienne où toutes les écoles ou presque sont classées REP/REP+ que dans un département où seulement quelques écoles sont labellisées ?


Pour le SNUipp-FSU, il appartient aux services administratifs et aux représentant.es des personnels de chaque département de définir les équilibres convenables entre les éléments du barème en cohérence avec le contexte local.


Le SNUipp-FSU des Deux-Sèvres s’oppose fermement aux nouvelles modalités telles qu’elles sont communiquées par le Ministère. Il demande au DASEN de surseoir et d’engager des réflexions avec les représentants des personnels. Il est à l’initiative d’une rencontre intersyndicale


A cette occasion, l’intersyndicale a sollicité une audience auprès du DASEN des Deux-Sèvres et organisera une conférence de presse à 14h mercredi 13 mars.


Pour le SNUipp-FSU, ce rassemblement sera aussi l’occasion de rendre visibles toutes les renvendications des enseignant.es du premier des Deux-Sèvres :

  • effectifs chargés avec élèves à besoins particuliers
  • refus de temps partiels et entretiens insupportables
  • formation pédagogiques trop souvent inefficaces
  • opposition aux annonces concernant la loi Blanquer (établissement publics des savoirs fondamentaux, liberté d’expression des enseigannt.es,...)


D’autre dates de mobilisations sont proposées en mars. Soyons prêts à agir contre l’attaque sans précédent de ce gouvernement à l’encontre de l’éducation et des services publics !


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Le Kisaitou

samedi 2 septembre 2017