TEMPS PARTIELS : vers un recul sans précédent dans les Deux-Sèvres.

vendredi 22 mars 2019
popularité : 11%

Le DASEN nous avait annoncé lors de la CAPD du 1er février qu’il allait revoir les temps partiels sur autorisation, car nous serions soi-disant le département qui utilise le plus de temps partiels de l’académie.

Or cette année, les collègues ont été contactés en dernière minute par les IEN pour justifier de leur demande. Aucune précision sur les critères retenus, les demandes sont passées soit par les directeurs, soit par mail, et ce dans des délais très courts.

Des entretiens ont été menés au pas de course, sans que les organisations syndicales ne puissent expliquer aux collègues pourquoi certains étaient reçus et pas d’autres !

Si des collègues font le choix d’un temps partiel, c’est bien souvent pour pouvoir assumer la charge de travail qui leur incombe en plus de leur vie de famille. Il va sans dire qu’au delà de 3 ans les enfants ne sont pas encore autonomes, voire même, la charge organisationnelle augmente avec les années. Il va sans dire aussi que le travail d’enseignant ne s’est pas simplifié au cours des années, voire s’est dégradé, et bien souvent, les collègues acceptent de perdre une journée de salaire, ce qui est une coupe non négligeable dans le budget d’une famille, pour pouvoir assumer de front leur travail et leur vie de famille.

Pour beaucoup de nos collègues, cette journée est vitale, et on va la leur enlever !

Ce pari, s’il permet des économies à court terme, n’est certainement pas un bon pari à faire sur l’avenir. L’école a besoin d’enseignants en forme pour pouvoir accueillir les élèves. Et l’argument qui consiste à mettre en avant la nécessité de service et la stabilisation des enseignants à temps plein dans une équipe n’est qu’une manière déguisée de justifier une coupe dans le budget. Imposer à nos collègues de reprendre à temps plein pourrait dégrader considérablement leurs conditions de travail et risquerait de favoriser les situations de « burn out. »

L’administration doit absolument justifier de son refus par écrit. Nous invitons tous les collègues auxquels le temps partiel sera refusé à prendre contact avec les représentants des personnels du SNUipp-FSU et à transmettre le courrier de refus de ‘inspection académique.


Brèves

Le Kisaitou

samedi 2 septembre 2017