Répression, muselage et intimidation

lundi 13 mai 2019
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La répression à l’encontre des professeurs et le muselage des enseignants est bien en marche dans le pays des droits de l’homme. Voyant la contestation enseignante augmenter contre la loi Blanquer, la réforme des lycées et la réforme de la fonction publique, le gouvernement ne trouve d’autre solution que muselage et répression. Tour d’horizon des actes de répressions lors de cette contestation.

A Nice, lors de la manifestation du 9 mai, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation violente d’Olivier Sillam. Olivier Sillam est un militant du SNES-FSU investi au niveau national et reconnu dans son département des Alpes Maritimes pour son engagement syndical, notamment sur les questions de droits et de libertés, et auprès des migrant-es.

Samedi 11 mai, une professeure de SVT du lycée Paul Valéry de Paris et son mari ont été arrêtés lors de la manifestation des gilets jaunes. La police reproche au mari de s’être interposé lors de l’arrestation de sa femme. L’enseignante serait poursuivie pour avoir porté une pancarte jugée injurieuse envers le chef de l’Etat.

En mars dernier Sébastien Rome, directeur d’école à Lodève avait marqué publiquement son opposition au projet de loi du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. Une opposition qui lui a valu un rappel à l’ordre de la direction académique (voir article du midi-libre)

À Vaulx-en-Velin, un collectif de parents opposés à la loi Blanquer accuse l’inspection académique d’avoir tenté de les museler. D’autres associations de parents se plaignent aussi de coups de pression. (voir article du parisien)

En mars dans une lettre envoyée aux Dasen et aux recteurs, Edouard Geffray, directeur général des relations humaines du ministère de l’éducation nationale, menace clairement les enseignants n’ayant pas fait passer les évaluations de Cp, Ce1 et 6ème ou qui ne donnent pas les résultats et ceux qui contestent en mettant 20/20 au collège et lycée (voir le café pédagogique)

En avril, une jeune professeure d’allemand avait ainsi taclé sur Twitter une formation reçue en Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) à propos de l’e-réputation. Elle y dénonçait que les professeurs soient appelés à ne pas parler de leurs difficultés sur les réseaux sociaux. Cette semaine, nouveau tweet : elle y explique qu’une «  sanction disciplinaire a été évoquée » par son inspecteur concernant son activité sur Twitter… Et notamment ses messages contre la formation de l’ESPE.

Dans la région du Havre, une directrice d’école maternelle a reçu un blâme après avoir envoyé un mail contenant des propos contestataires sur la réforme engagée par le ministre de l’Education Nationale (voir l’artilce de France 3)

Lors de la manifestation du 1er mai à Paris, les cortèges des organisations syndicales se sont fait systématiquement attaqués à l’aide de LBD et de gaz lacrymogènes. Le camion de la FSU a reçu grenades lacrymogènes, LBD blessant un militant.

Tous ces exemples de violences et d’intimidation de la part du gouvernement ou de l’administration s’inscrivent dans un contexte général répressif à l’encontre des mouvements de contestation actuels.

Cette répression est déjà un aveu échec pour Blanquer et pour le gouvernement. C’est pourquoi il faut continuer la mobilisation contre la réforme Blanquer, contre la réforme des lycées, contre la réforme de la fonction publique.


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