PIAL : en marche vers une généralisation ?

vendredi 14 février 2020
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Le comité technique Académique (CTA) est l’instance compétente pour les questions intéressant l’organisation et le fonctionnement des établissements d’enseignement et de formation des 1er et 2nd degrés, mais aussi pour les questions communes à l’organisation de ces établissements et des services administratifs.
Les CTA se réunissent au moins 2 fois par an dans l’académie concernée. 
C’est donc cette instance qui gère les moyens (ouverture, fermeture de classes, nombres de postes y compris AESH, l’organisation donc le PIAL…) obtenus par la rectrice pour l’année à venir. 


Le point n°3 du dernier CTA du 29 janvier 2020 concerne directement les AESH puisqu’il y est question du PIAL…..

3- PIAL : en marche vers la généralisation.

Il y a actuellement des PIAL dans 77 établissements, en septembre 2019 dans notre académie :
- 21 écoles 
- 46 collèges 
- 10 lycées/EREA 
6 PIAL renforcés (avec un partenaire du secteur médico-social) 
L’administration indique que cela concerne 703 élèves accompagnés (16%)

Selon l’administration, les retours du terrain sont : 
-Souplesse appréciée par les acteurs (dont les familles). 
-Mise en place de groupes départementaux de suivi 
-Mise en place de formations de type FIL 
-Difficulté liée au temps de coordination 
 
La FSU / CGT Educ’Action a fait remonter un premier bilan issu de la consultation des coordinateurs-trices et des AESH de l’académie et très différent de celui de l’administration.
Un constat est partagé par tou-tes : la difficulté liée au temps de coordination. Les coordonnateurs-trices ne bénéficient pas de temps de décharge pour effectuer cette mission et cela les met en grande difficulté tout en impactant leur travail de coordinateur-trice d’ULIS. 
De plus, les coordonnateurs-trices dans le 2nd degré sont révolté-es par le défraiement de cette mission par le rectorat à hauteur d’ ¼ d’IMP soit 312€50 pour une année, au lieu de l’IMP à 1250€ annoncée. Pire, dans le 1er degré, aucune indemnité n’est prévue pour si un-e collègue assure la coordination sans être directeur-trice ! C’est inadmissible !
La FSU/CGT Educ’Action revendique un temps de décharge et une IMP complète pour l’ensemble des coordinateurs-trices. 
Concernant les AESH, les situations diffèrent selon les lieux des PIAL, 
Par exemple, certain.es AESH n’ont reçu aucune information sur la mise en place du dispositif. ou n’ont eu aucune réunion de coordination depuis le début de l’année.
Certain.es AESH sont satisfait.es de leur rôle au sein de l’équipe quand d’autres se sentent des pions, des bouches trous sans réelle cohérence avec le besoin des élèves. 
Dans le 79, des PIAL sont coordonnés par des AESH, ce qui est contraire aux textes. 
Les AESH affecté.es sur des PIAL regroupant plusieurs établissements font remonter leur grande difficulté dans ce cadre de mission de secteur, et non sur un seul établissement. 
La mise en place des PIAL a, dans certains établissements, dégradé les conditions de travail des AESH mais aussi des professeurs, et la qualité de l’accompagnement des élèves par le flou ou la liberté donnée sur la manière d’organiser ces PIAL, l’absence de limitation du nombre d’élèves suivis par un même AESH et du nombre d’AESH chargés d’accompagner un même élève sont autant de risques d’éloignement de l’objectif annoncé. La FSU/CGT Educ’Action salue la mise en place de la formation initiale et continue des AESH. Mais hélas, en Charente-Maritime par exemple, alors qu’il y aura près de 1200 AESH en fin d’année, seulement 380 places de stages sont proposées pour les AESH affecté.es depuis des années et qui réclament de la formation depuis le début. Nous espérons donc que les efforts consentis au niveau budgétaire seront très largement renforcés et que tous les accompagnants pourront rapidement accéder à cette formation.
La FSU/CGT Educ’Action revendique un changement de statut des AESH leur permettant d’avoir un véritable statut de la fonction publique pour bénéficier de droits, d’un salaire respectueux et de formation. 
Enfin, la FSU/CGT Educ’Action a aussi fait remonter les besoins et les droits des élèves qui ne sont pas respectés avec parfois des non respects de notifications MDPH et/ou de multiples AESH se succédant pour un même élève.

L’administration a indiqué que les perspectives 2020 sont : 
- la généralisation dans le second degré 
- la constitution de PIAL du 1er degré sur des structures de taille importante
- des PIAL inter-degrés ( l’IA de la Vienne a cité la ville de Montmorillon)

La FSU/CGT Educ’Action demande qu’aucune généralisation n’ait lieu avant un véritable bilan impliquant l’ensemble des actrices et acteurs : AESH, coordonnateurs-trices, enseignant-es en classe ordinaire, parents … D’ores et déjà, il semble nécessaire qu’il y ait un grand travail d’harmonisation des pratiques en terme de cadre des missions, de coordination, du nombre d’élèves suivis .... 

Enfin, la constitution de “PIAL regroupant plusieurs écoles ou établissements” n’est pas, pour la FSU/CGT, une piste à privilégier. S’il s’agit d’augmenter le nombre d’élèves pris en charge par chaque AESH, de provoquer des déplacements d’AESH entre écoles et donc de multiplier le nombre d’interlocuteurs, ce projet ne pourra pas permettre une amélioration de l’accompagnement. Au contraire, il mettra à mal la collaboration indispensable entre les enseignant.es et les AESH et les conditions de travail et de vie de ces personnels.





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