Rentrée 2015 - 2016 : toujours sous tension.

lundi 7 septembre 2015
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Les engagements du président de la République se sont traduits dans la loi de refondation de l’Education Nationale qui dans son annexe fixe à 21 000 le nombre de postes d’enseignant titulaires à créer sur le quinquennat dans le 1er degré. A ce jour, seuls 8914 postes l’ont été, soit moins de la moitié des postes promis. Il reste donc deux lois de finance à la majorité présidentielle et législative actuelle pour créer les 11 000 manquants. Ce fait, conjugué à l’engagement de baisser les dépenses publiques de 50 milliards sur les deux dernières années du quinquennat dans le cadre du pacte dit de « responsabilité », amène le SNUipp FSU à rappeler aux personnels et à toutes celles et ceux attachés à l’école publique que la mobilisation sera nécessaire pour garantir que les engagements soient tenus.

Comme chaque fois que nous soulignons les insuffisances de l’actuel gouvernement rappelons que la majorité précédente de monsieur Sarkozy avait supprimé 19 000 postes dans le premier degré et ceux alors que les effectifs augmentaient de 22 000 élèves sur la même période.

Depuis 2012, la progression du nombre d’élèves supplémentaires est plus rapide que la création de poste.

En moyenne nationale, les postes de remplaçants représentent 8 % du total en moyenne nationale.

Dans ces conditions, les dispositifs estampillés « priorités ministérielles » sont à la peine puisque 111 postes seulement ont été créés pour la scolarisation des moins de 3 ans, soit un total de 791 postes sur les 3000 inscrits dans le loi de refondation et 456 postes « plus de maîtres que de classe » soit un total de 2304 sur les 7000 inscrits dans la loi de refondation.

Les effectifs moyens dans les classes sont de 25,8 élèves en maternelle et de 22,9 en élémentaire. L’OCDE dans son rapport de 2014 établit une moyenne d’effectif dans les classes françaises de 22,8 élèves contre une moyenne de 21,4 pour les pays de l’OCDE et de 19,9 pour les 21 pays de l’Union Européenne. Pour rejoindre la moyenne du Portugal, il faudrait créer 24 500 classes (44 000 pour atteindre la moyenne finlandaise).

Les moyennes peuvent être trompeuses. Le ministère lui-même estime à plus de 7700 les classes dépassant 30 élèves et à 90 000 celles dépassant 25 élèves.

La question du remplacement va rester sensible. Le SNUipp FSU appelle les collègues à informer systématiquement le syndicat pour les absences non remplacées.

Alors l’école et ses personnels ont plus que jamais besoin d’être défendus. En ce début d’année scolaire, rejoignez le SNUipp FSU !