Compte-rendu de l’audience avec le DASEN du 13/10/2020

vendredi 16 octobre 2020
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Compte-rendu de l’audience avec le DASEN du 13/10/2020

La FSU a été reçue le mardi 13 octobre en audience par le DASEN, et le Secrétaire Général.

Des questions concernant le premier et le second degré ont pu être abordées.

Nous avons commencé par faire remarquer au DASEN que la communication entre notre organisation syndicale et les services manquait manifestement de fluidité. En effet, la FSU, première fédération dans l’éducation nationale dans notre département et en France est la dernière à être reçue en audience cette année, malgré une demande datant du 18 septembre !

Contexte sanitaire.

Nous avons tenu à commencer cette audience en abordant le contexte sanitaire et la gestion de la crise COVID dans les établissements de notre département. Nous avons dressé le constat d’une grande disparité entre les établissements, que ce soit au niveau du second degré ou du premier degré. La gestion des temps périscolaires (cantine dans le premier et second degré et garderie dans le premier degré) amène forcément un brassage qui rend caduque toutes les précautions proses sur le temps de classe. Certains établissements mettent à disposition le nécessaire pour la désinfection et le lavage des mains alors que dans d’autres, c’est beaucoup plus aléatoire.

Nous avons aussi souligné le manque d’information en direction des collègues notamment dans le second degré, et la difficile mise en place des protocoles qui se sont succédé pendant le mois de septembre.

Nous avons enfin souligné la grande fatigue décrite par les collègues très tôt dans la période.

Nous avons interrogé sur le réassort en masques, mais aussi des masques dits « inclusifs. »

Le DASEN est bien conscient de la fatigue ressentie par toute la communauté éducative en cette période. Il se veut rassurant quand à la contamination au sein des établissements dans notre département. Ce qui traduit bien les prises de position de notre ministre.

Concernant la mise en place des mesures, le DASEN nous ramène à la seule application du protocole du 22 septembre. Nous lui avons fait remarquer que ce protocole était bien creux et surtout suffisamment flou pour permettre tout et son contraire. CQFD !

Concernant le réassort des masques, nous allons être à nouveau approvisionnés en masques … DIM. Au moment de l’audience, nous n’avions pas connaissance de la polémique concernant la nocivité de ces masques. La gestion des commandes des masques « classiques » est désormais entre les mains des DSDEN.

Les masques à destination des personnels fragiles sont gérés par le rectorat. Nous ne savons pas quand est-ce qu’ils seront mis à disposition.

Concernant les masques inclusifs, c’est le rectorat qui s’en occupe. Pas de date de livraison pour le moment. Ce sont les personnels en contact avec les élèves à besoin éducatifs particuliers (AESH en priorité) qui seront les premiers servis. Suivront les enseignants de maternelle et de CP, puis les enseignants de langue. Enfin … selon les souhaits du DASEN. Reste à savoir combien de masques seront dévolus à notre département. Si c’est comme les postes pour la carte scolaire, ça ne pèsera pas bien lourd.

Nous avons rappelé au DASEN que ce sont tous les enseignants qui devraient être équipés de tels masques, car faire classe avec des masques qui cachent la moitié de votre visage est très fatiguant et ne facilite pas le communication avec nos élèves.

Nous avons tenu à aborder la question des lingettes désinfectantes qui devraient être fournies notamment aux AESH afin qu’ils·elles puissent désinfecter le matériel utilisé en commun avec les élèves qu’ils·elles suivent. Certaines de ces lingettes sont imprégnées d’un produit qui peut être dangereux pour la santé comme l’indique l’étiquette. Le DASEN avait été alerté de cette situation suite au dépôt d’un RSST. Il s’est renseigné auprès du rectorat, mais attend une réponse.

Globalement, il semble que le DASEN et les services soient très conscients des difficultés que vivent les enseignants en ce moment. Malheureusement, les décisions se sont éloignées des départements ces dernières années, et tout est entre les mains du rectorat, ce qui explique des décisions tardives ou décalées.

Nous devons de notre coté continuer alerter de toutes les situations anormales ou qui détériorent nos conditions de travail en remplissant des RSST, en alertant notre hiérarchie et en contactant les représentants des personnels.

Continuité pédagogique

La question de la continuité pédagogique a été abordée, notamment concernant le second degré. Nous avons rappelé au DASEN qu’il n’était pas entendable de demander aux enseignants d’assurer le distanciel pour les élèves en 14aine en plus du travail en présentiel. Cette question avait été assez prégnante au moment du déconfinement. Nous devons refuser d’effectuer ce qui s’apparente à des doubles journées. C’est à l’administration de nous donner les moyens d’effectuer nos missions dans de bonnes conditions et dans le respect de notre temps de travail.

AESH et PIAL

La mise en place des PIAL qui concerne le premier et le second degré demande de nombreuses clarifications. Nous avons interrogé le DASEN pour savoir pourquoi dans notre département, des coordo AESH étaient nommés en plus des coordo pédagogiques. Le DASEN a répondu qu’ils avaient souhaité, en créant des binômes, décharger à minima les coordo pédagogiques.

Nous n’avons pas eu de réponses claires quand à l’indemnisation des coordo AESH. Il semble en effet qu’ils ne puissent pas toucher de compensation financière mais une décharge d’heures d’accompagnement. Ce n’est pas tout à fait la même chose et c’est tout simplement inadmissible, surtout quand on connaît le niveau de rémunération indécent de nos collègues AESH.

Tous les PIAL ne sont encore aujourd’hui pas complets. Ceci dit, rien d’étonnant tant les contours de ces réseaux sont flous. Devenir coordo, ça ne fait pas rêver grand monde.

Nous savons aussi que les PIAL peuvent engendrer des déplacements pour les AESH. Le plus grand PIAL du département s’étend sur 35 km. Aucune prise en charge des frais de déplacement des AESH n’est prévue à ce jour. Nous invitons les AESH qui seraient amenées à se déplacer à nous contacter aussitôt.

Le DASEN qui semble croire que ces PIAL sont un réel plus pour les AESH, les enseignants et les élèves ne nous a toujours pas convaincu. La seule chose que nous voyons, c’est que ces PIAL sont un moyen de mutualiser et donc de faire des économies. La mutualisation peut avoir des avantages, mais pas quand elle se fait au détriment des personnels. Il nous informe sur la mise en place d’ un groupe de travail dédié aux AESH et au PIAL dès la mi-novembre, nous attendons...

Concernant les AESH référent aucune mise en place dans le département n’est prévue à ce jour.

Remplacement

Nous avons interpellé le DSAEN tout d’abord au sujet d’un « échange » qui s’est fait entre le 86 et le 79. En effet, la Vienne semble être en difficulté concernant ses personnels, et le DASEN du 86 a demandé au DASEN du 79 s’il acceptait que des remplaçants du 79 positionnés près de la frontière avec le 86 puissent aller remplacer dans son département !!! eh oui, rien que ça.

Le DASEN nous a dit que le service de remplacement avait d’abord pris l’attache des remplaçants qui pouvaient être concernés par cette proximité. Apparemment, seul un collègue a accepté.

Le DASEN a présenté cela comme une solution temporaire à l’impossibilité de faire des permutations. Nous avons rappelé au DASEN que si on voulait permettre aux personnels de permuter, il fallait tout d’abord créer des postes. Cette situation a été présentée comme exceptionnelle, comme un « épiphénomène ».
Nous avons cependant dit au DASEN notre inquiétude que cela ne soit les prémices d’une gestion académique dans le premier degré comme c’est déjà le cas dans le second degré.

Nous avons aussi rappelé au DASEN que l’on nous supprimait déjà beaucoup de postes, et que nous ne voyions pas pourquoi nous devrions pallier aux manques de nos voisins.

Il y a selon nous un vrai risque à accepter ce genre d’arrangements.

Nous resterons très vigilants à ce qu’aucun collègue ne soit contraint de changer de département dans le cadre de remplacements.

Nous avons aussi demandé que la liste des remplacements effectués par les brigades puisse leur être à nouveau adressée comme c’était le cas lorsque nous avions le bulletin de paye en version papier. Il est en effet quasiment impossible aux brigades de vérifier le versement de leur ISSR désormais. Le DASEN doit voir avec les services dans quelle mesure cela est possible.

Le versement des indemnités en règle générale et le remplacement dans le second degré posent souci. Nous invitons tous les collègues qui rencontreraient des difficultés à nous contacter car nous pouvons faire les intermédiaires pour régler des cas concrets. C’est aussi notre rôle de représentants des personnels.

Gestion des personnels

Nous avons rappelé au DASEN qu’il s’était engagé, lors du CTSD de rentrée, à nous fournir des listes chiffrées des données concernant les collègues de notre département, ainsi que la liste des personnels engagés dans la gestion des PIALS. Nous attendons toujours ces listes qui devraient arriver d’ici peu … Il suffit d’être patient

Le DASEN devra aussi nous fournir les résultats du mouvement 2020. En effet, plusieurs représentants des personnels ont effectué des démarches auprès des DSDEN (dont le SNUipp-FSU 79) pour faire valoir leur droit à accéder à des données nominatives en tant que représentants des personnel élus.

Le ministère a été contraint de fournir ces listes suite à la saisie de la CADA par plusieurs sections départementales du SNUipp-FSU . Tous les DASEN vont donc faire le nécessaire.

C’est une bien maigre victoire face à la perte que représente la fin des CAPD pour tous les personnels. Malheureusement, il faudra de beaucoup plus fortes mobilisations pour que nous ayons à nouveau un droit de regard sur la gestion de notre carrière par le biais de nos représentants.

Le DASEN nous a annoncé avoir accepté 25 exeat pour un seul ineat.

Cela nous semble énorme, notamment si l’on met ça en parallèle avec les suppression de postes de remplaçants.

Le DASEN nous a expliqué que notre plafond d’emploi était trop élevé par rapport aux autres départements. Autrement dit, on nivelle par le bas.

Nous en voyons déjà les conséquences puisque plusieurs remplaçants sont déjà positionnés sur des vacances de postes. (remplacements longs). Cette gestion du remplacement commence à s’apparenter à celle que nos collègues du second degré connaissent depuis plusieurs années. Les TZR (équivalent des brigades) sont chaque année positionnés sur des postes vacants dès la rentrée. Et l’administration fait appel à des contractuels via pôle emploi pour combler les énormes manques.

Cette année, il manque plusieurs professeurs de SVT et de techno dans différents établissements du département. Certains élèves n’ont pas pu bénéficier de ces cours depuis la rentrée . Tout simplement inadmissible !

Ruptures conventionnelles

Nous avons interrogé le DASEN sur les ruptures conventionnelles. 7 collègues du premier degré en ont fait la demande auprès de l’administration. Pour le moment, aucune réponse concrète n’avait pu leur être apportée. Depuis peu, les rectorats ont eu des précisions ainsi qu’une enveloppe budgétaire et ils ont pu établir le module de calcul qui permettra de connaître les indemnités qui seront proposées dans le cadre de ces ruptures. Le secrétaire général s’est engagé dès qu’il aura ce module à recontacter tous les collègues concernés. Ils seront reçus, certainement en visio pour en savoir plus concernant les conditions de départ. Une proposition leur sera faite et ils auront 15 jours pour pouvoir se rétracter.

L’administration espère pouvoir clarifier ces situations au plus tard pour le 1er décembre.

Des postes de conseillers en ressources humaines, gérés par le rectorat ont été mis en place. Ce sont des collègues, bien souvent du second degré qui ont postulé. Ils vont apparemment être formés pour pouvoir accompagner les enseignants qui en feraient la demande. Ce ne sont pas des collègues qui auront du temps de décharge pour effecteur ces missions, ce sera en plus de leur temps de travail ! Pas évident de comprendre quels seront les contours exacts de leurs missions. Cette notion de « ressources humaines » très à la mode depuis quelques années dans l’éducation nationale fait vraiment écho avec la politique de new management public que nous décrions depuis plusieurs années et qui s’est accentuée avec Jean Michel Blanquer.

Mise en place du forfait mobilité durable

Nous avons demandé au DASEN quel formulaire fallait-il remplir pour prétendre au forfait mobilité durable. Le DASEN ne semblait pas au courant de cette procédure, il doit se renseigner et informer les collègues par la suite.

Le décret du 9 mai 2020, publié au JO du 10 mai 2020, institue un « forfait mobilités durables » d’un montant annuel de 200 euros dans la Fonction publique de l’État. Il est proratisé dans certains cas (recrutement ou départ en cours d’année civile, disponibilité, détachement…). Il est entré en vigueur depuis le 11 mai 2020. Vous pourrez trouver toutes les informations nécessaires sur notre site:snu79@snuipp.fr

EREA, Melle et collège supervielle de Bressuire

Nous avons abordé la gestion des situations conflictuelles entre les équipes de direction et les équipes enseignantes. Nous avons tout d’abord rappelé au DASEN que si la direction du Lycée Desfontaine à Melle avait été ouverte au dialogue, nous n’en serions certainement pas arrivé à une série de conseils de discipline injustifiés. Nous avons rappelé notre soutien à nos collègues suspendus depuis maintenant 6 mois !

La situation de l’EREA de Saint Aubin le Cloud a aussi été abordée. En effet, dans cet établissement, il y a une grande souffrance dans l’équipes pédagogique, notamment due à des suppressions de postes ces dernières années, mais aussi manifestement des soucis de communication avec la direction. L’équipe de cet établissement était massivement en grève le 8 octobre dernier.

Nous avons redemandé au DASEN que le dialogue soit facilité et rétabli et que l’équipe pédagogique puisse être entendue et soutenue.

Concernant le collège Supervielle à Bressuire, les enseignants font état de difficulté à gérer des classes avec de nombreux allophones ou des élèves qui auraient dû relever de l’enseignement spécialisé. De plus, ce collègue accueille 28 classes alors qu’il a été prévu pour n’en accueillir que 24, les bâtiments ne sont donc absolument pas adaptés ce qui rend difficile un travail dans un climat serein. Le DASEN semble sensible à cette situation, espérons désormais qu’il fera le nécessaire pour aider les enseignants de cet établissement.

La question des réseaux éducation prioritaire a été abordée, car il devient urgent de revoir la carte des REP dans notre département. Malheureusement, le DASEN craint que cela ne soit repoussé aux calendes grecques, étant donné les élections à venir …

Direction d’école

Le SNUIpp-FSU est intervenu également sur la direction d’école et les difficultés que rencontrent les collègues directrices et directeurs. Nous avons demandé quand était prévu le groupe de travail spécifique à ce point. Le DASEN nous répond qu’il devrait se tenir la 1ère quinzaine de novembre.

Nous avons également fait un point sur le tableau des 108h demandé encore par certains IEN, et rappelé la circulaire du 29/08/20 qui précise que « les directeurs d’école ont, avec les équipes pédagogiques, la pleine responsabilité de la programmation et de la mise en œuvre des 108 heures dans le respect de la répartition réglementaire ». Le DASEN nous confirme que c’est bien dans ce sens que les choses doivent se faire.

Nous avons à nouveau alerté les DASEN sur les rapports parfois tendus entre équipes enseignantes et élus, notamment dans la communauté de communes Mellois en Poitou.

Nous avons réclamé que les enseignants ne soient pas empêchés d’aborder la question des rythmes scolaires lors des premiers conseils d’écoles si ils le souhaitent.

Le DASEN a convenu que c’était l’une des prérogatives des conseils d’école de débattre des rythmes scolaires et que les communications d’une IEN demandant le contraire étaient maladroites.

Nous invitons donc toutes les équipes qui le souhaitent à inscrire cette question à lk’ordre du jour du premier conseil d’école.

Formation

nous avons abordé également la formation des enseignants ou plutôt la non formation.

Concernant la formation en constellation, nous avons fait part des remontées des collègues que nous avions eu. Si les collègues sont satisfaits de se retrouver sur le temps de travail et d’échanger sur leur pratique , nous avons rappelé que toute action de formation se déroulant sous la contrainte a peu de chance de porter ses fruits . Le DASEN n’était pas tout à fait de cet avis mais ne s’est pas plus prononcé à ce sujet .

Nous sommes aussi intervenus sur la formation des collègues en REP, en rappelant que celle ci ne pouvait avoir lieu le mercredi après midi, et qui plus est en dehors des 108h.

Le DASEN n’ayant pas en tête le déroulement précis de ces formations, va regarder ça de plus près. Nous n’avons pas de réponse concrète quant à la tenue ou non de ces formations en hors du temps de travail.

Pur rappel, l’IENA qui était en charge du dossier formation n’est plus dans notre département désormais et nous ne savons pas quand elle sera remplacée.

Le syndicat

Nous avons pour finir rappelé au DASEN que nous organisions des réunions d’informations syndicales ainsi que des stages syndicaux. Nous espérons que tous les collègues qui s’inscriront à ces dates pourront y participer sans soucis.


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