CAPPEI : un recul pour la formation spécialisée

mardi 14 mars 2017
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Les textes sur la nouvelle formation spécialisée viennent d’être publiés. Le SNUipp-FSU s’était prononcé contre les propositions du ministère lors du Conseil supérieur de l’éducation du 26 janvier dernier. Un projet que le syndicat n’estime pas à la hauteur des attentes.

Les textes sur la nouvelle formation spécialisée viennent d’être publiés. Le SNUipp-FSU s’était prononcé contre les propositions du ministère lors du Conseil supérieur de l’éducation du 26 janvier dernier. Un projet que le syndicat n’estime pas à la hauteur des attentes.

Avec la publication des textes officiels sur la réforme de la formation spécialisée fin janvier, le Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’école inclusive (CAPPEI), se substitue aux deux diplômes existants, le CAPA-SH et le 2CASH. Les objectifs ministériels d’uniformisation entre le premier et le second degré et de mise en conformité de cette formation avec les lois de 2005 et la loi d’orientation de 2013 sont atteints. La référence à l’enseignement adapté disparaît quand l’école inclusive est renforcée, niant ainsi les spécificités de cette adaptation, son rôle et ses réussites. Si cette nouvelle formation offre des perspectives pour les enseignants de second degré, elle constitue une réelle régression pour ceux du premier degré : le volume horaire passe de 400 à 300 heures avant certification avec la perte d’un pré-stage de trois semaines. D’un côté, un important tronc commun pour tous les enseignants spécialisés qui interviennent auprès des élèves à besoins éducatifs particuliers, dans les Rased, les Ulis, en SEGPA, en prison tant pour le premier que pour le second degré, deux modules d’approfondissement et un module d’adaptation à l’emploi. De l’autre, 100 heures « facultatives » en stage MIN (Modules d’initiative nationale).

Un certificat sans ambition

La nouvelle formation prône la notion de personne-ressource, au détriment de l’aide directe auprès des élèves. Ces critiques portées par le SNUipp-FSU, et partagées par les associations professionnelles de maîtres E et G (FNAME et FNAREN) n’ont pas été entendues par le ministère. Mais des concessions ont été obtenues : elles portent sur la fonction de tuteur stagiaire, le maintien des deux parcours qui identifient les anciennes options E et G et la semaine « n-1 » d’aide à la prise de poste. Le SNUipp déplore que le mémoire professionnel laisse la place à un simple dossier. Une réforme qui laisse encore beaucoup de questions en suspens et laisse entrevoir de grandes inquiétudes pour ce qui reste de l’enseignement adapté.

Lire les textes officiels :

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