Enseignement à l’étranger, une grève très suivie

lundi 4 décembre 2017
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Plus de 80% de participation en moyenne dans les 70 écoles françaises à l’étranger qui ont répondu à l’enquête du SNUipp-FSU, le mouvement de protestation Hors de France a été très suivi. À Budapest, Delhi ou Ottawa, les enseignants ont témoigné d’une même colère face aux coupes drastiques dans le budget de l’EFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger qui scolarise dans 230 établissements  près de 350 000 élèves du primaire jusqu’au Bac dont plus d’un tiers de Français.
Une baisse de
 33 millions d’€ a en effet été annoncée en octobre par le gouvernement, ce qui représente 10% du budget total de l’agence. La mobilisation s’est traduite par des courriers aux parents, aux élus, des piquets de grève avec distribution de tracts à l’entrée des écoles ou encore des assemblées générales massives, réunissant souvent primaire et secondaire.

Grève Hdf Dakar

Des postes de détachés en moins

"Cela contraint l’AEFE à prévoir des suppressions massives de postes d’enseignants détachés pour les trois prochaines années. Pour cette rentrée 2018, 80 postes d’expatriés et 100 postes de résidents seront supprimés et au moins autant pour chacune des années suivantes", avait ainsi alerté le SNUipp dès le 3 novembre dans un communiqué (lire ci-dessous).

Les conséquences sur les écolages, les frais de scolarité, mais aussi sur les personnels et le service public sont très préoccupantes pour le SNUipp : "Les familles auront du mal à supporter de nouvelles hausses des écolages, les personnels titulaires seront précarisés et le risque est grand de voir de nombreux établissements prendre leur autonomie suite à des déconventionnements." Le risque de privatisation de ce service public est donc réel, tout comme est entamé ainsi le rayonnement de la France à l’étranger pourtant cher au gouvernement dans ses déclarations d’intention.

Malgré cette mobilisation et le vote en contre des syndicats, le conseil d’administration de l’AEFE a adopté ce budget restrictif et le ministère des Affaires étrangères a confirmé la baisse de la dotation, assurant que « les suppressions de postes ne toucheront pas d’enseignants en cours de contrat ».
Les actions continuent (voir ici) jusqu’au vote du budget à l’Assemblée avec reconduction de la grève comme au Maroc, des manifestations, le port de brassard ou les "récréations en noir" pour symboliser cette mise à mal de l’enseignement français à l’étranger.

Article du Monde à ce sujet

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