La priorité au primaire en discussion

mercredi 5 décembre 2012
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Deux projets de circulaires sur la scolarisation des tout-petits et le « Plus de maîtres que de classes » étaient au menu des discussions ouvertes hier 4 décembre entre le ministère de l’Éducation nationale et le SNUipp-FSU. Compte-rendu

Le ministère de l’Éducation nationale a présenté au SNUipp, hier 4 décembre, deux mesures emblématiques de la « priorité au primaire » affichée par le gouvernement. Scolarisation des moins de trois ans et mise en œuvre du plus de maîtres que de classes étaient au menu des discussions, avec la présentation des projets de circulaires nationales définissant les orientations pédagogiques, administratives et territoriales de ces deux dispositions pour la rentrée 2013. Si pour le SNUipp l’esprit de ces deux textes va dans le bon sens, il a néanmoins soumis aux représentants du ministère une série de propositions exigeantes afin d’améliorer les conditions de leur mise en place, sur le terrain, à la rentrée prochaine.

Scolarisation des moins de trois ans

Point important : ce dispositif est présenté comme un projet particulier au sein des écoles maternelles et inscrit dans le projet d’école. Pour aider à sa mise en œuvre, un cahier des charges national précisant les conditions adaptées aux besoins particulier de ces jeunes enfants devrait être finalisé. Pour le SNUipp, cette disposition doit se traduire par un engagement fort et concret du ministère en terme d’effectifs réduits (pas plus de 15), de temps institutionnellement reconnu pour mettre en œuvre le projet de scolarisation et par une formation spécifique aux besoins particuliers que requièrent cette tranche d’âge. Cette scolarisation précoce ne sera réussie que sous certaines conditions. S’il s’agit seulement de faire du chiffre (passer de 13 % à 30 %), on ne rendra service ni aux élèves, ni aux enseignants.

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Plus de maîtres que de classes

Pour le SNUipp, le « plus de maître que de classe » doit constituer un dispositif de grande ampleur avec un engagement pluriannuel. Il doit permettre des interventions principalement dans le cadre de la classe. Ces postes seront prioritairement implantés en éducation prioritaire ou « dans des écoles relevant de besoins similaires ». En tout état de cause, le SNUipp plaide pour un grand plan national de cette réforme.

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