Recrutement de personnels contractuel·les dans le 1er degré dans l’académie de Poitiers comme dans toutes les académies de France

jeudi 26 novembre 2020
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Alors qu’il pouvait en juillet augmenter le nombre de places au concours, le Ministre a fait le choix de ne rien faire. Aujourd’hui, face aux manques, le recrutement de personnels précaires et non formés est l’aveu que, décidément, rien n’a sciemment été préparé dans l’Éducation Nationale. Le recrutement de contractuel·les sans formation pour quatre mois, voulu par le ministère et la Rectrice ne résoudra en rien à la situation de crise vécue dans les écoles primaires de la région : manque de remplaçant·es, absences liées à la COVID, volonté de redéployer les personnels de réseaux d’aides...

Le SNUipp-FSU réaffirme qu’enseigner est un métier qui s’apprend et que personne du jour au lendemain ne peut s’improviser enseignant·e. Ce recrutement en urgence montre l’incapacité et la non-volonté du Ministère de prévenir les effets de la crise. Pourtant, le SNUipp-FSU, ainsi que d’autres syndicats représentatifs, avait demandé un plan de recrutement exceptionnel pour la rentrée de septembre. Aujourd’hui, nous sommes bien loin de la rengaine d’une rentrée dans la joie. Nous sommes confronté·es à des difficultés pour exercer notre métier sereinement et correctement et le ministère y répond de la pire des façons. Pourtant des solutions existent. Le SNUipp-FSU revendique le recrutement de toutes et tous les admissibles au concours de professeur·e des écoles. Les élèves et leurs parents méritent davantage qu’un plan bâclé, qui permette au Ministre de ne pas mettre de moyens dans l’école publique. Ils et elles méritent un service public d’éducation de qualité disposant des moyens nécessaires à leur réussite. Quant aux étudiant·es souhaitant devenir professeur·es, ils et elles méritent mieux qu’un statut précaire les assimilant à des personnels jetables.

Aujourd’hui, l’insatisfaction des représentant·es du SNUipp-FSU grandit encore un peu plus en apprenant que le choix du Ministère n’est pas de recruter des futur·es enseignant·es mais d’embaucher des personnes non formé·es pour 4 mois seulement. Ces personnels qui se retrouveront, très prochainement face aux élèves n’auront d’autres bagages que leur bonne volonté car elles et ils n’auront pas été formé·es. Enseigner est un métier qui s’apprend. En recrutant des personnels sans formation, le Ministre laisse clairement entendre qu’il en est autrement. C’est non seulement inacceptable et d’un mépris sans borne contre les professeur·es et c’est plus que préjudiciable pour l’avenir de nos élèves.

Le SNUipp-FSU rappelle qu’il demande depuis mai qu’un plan d’urgence pour l’école soit établi au plus vite. Ce plan doit permettre à court terme de faire face à la crise sanitaire mais aussi de colmater à moyen et long terme les dégâts que celle-ci aura engendrés. Aujourd’hui, les inégalités se creusent et les élèves des classes populaires sont les premier·es à en payer les frais. L’école qui n’avait pas les moyens de réduire les inégalités avant la crise est encore plus en difficulté actuellement.

C’est donc l’inverse de ce qui est mis en œuvre par le Ministre et le Recteur dont l’école a besoin :

-  plus d’enseignant·es dans les classes pour réduire le nombre d’élèves dans celles-ci

-  plus d’enseignant·es spécialisé·es pour apporter plus d’aides aux élèves en difficulté

-  plus d’AESH pour mieux accompagner les élèves en situation de handicap

Le SNUipp-FSU poursuit la construction d’un plan d’actions pour s’opposer au démantèlement de l’École Publique imaginé par le Ministre et orchestré par la Rectrice dans notre académie.


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