CDEN bilan de rentrée

vendredi 4 décembre 2020
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Un CDEN s’est réuni le 1er décembre pour faire le bilan de la rentrée 2020.

Chaque année, un CDEN de ce type est réuni dans le courant du premier trimestre.

Cette année encore, nous avons fait le constat d’un document préparatoire uniquement basé sur des chiffres choisis, et qui ne reflétait pas le vécu des enseignants.

De plus en plus, l’école est gérée par des chiffres et des statistiques, une aberration qui nie la place de l’humain, pourtant au cœur de l’Éducation Nationale.

Quelques dispositifs institutionnels ont été présentés, mais comme nous l’avons aussi fait remarquer, ces dispositifs sont présentés selon un prisme choisi et lissé.

Nous avons donc profité de notre déclaration liminaire pour dresser un constat tout autre de la rentrée 2020.

Lire notre déclaration ici.

Nous vous épargnerons ici le commentaire exhaustif de ces documents du bilan de rentrée que nous vous proposons de lire ici. On y trouve malgré tout quelques informations intéressantes qui permettent de dresser un portrait de l’école dans les Deux-sèvres à la rentrée 2020, et on y trouve surtout une bonne alternative à la prise de somnifères.

Le DASEN avait choisi d’aborder 4 points précis de ce bilan de rentrée.

Nous retenons de cette présentation l’augmentation marquée de la part de scolarisation dans le privé au niveau des Lycées Professionnels. Cela nous inquiète d’autant plus que la baisse des moyens dans l’Éducation Nationale se traduit bien souvent par la baisse de l’offre de formation dans le secteur public, imposants aux parents de scolariser leurs enfants dans le privé ou de les envoyer loin et de payer l’internat.

Suite à la présentation du DASEN, la FSU a porté la demande qu’une analyse et un bilan de la réforme du Lycée soit fait. Cette demande a d’ailleurs été faite concernant les PIAL, et nous avons fait remarquer à Monsieur le DASEN que l’Éducation Nationale généralisait bien souvent ses expérimentations sans en analyser le bilan au préalable.

Concernant les PIAL, le DASEN nous a annoncé proposer un groupe de travail courant janvier concernant les missions des coordonnateurs AESH … Ce groupe de travail nous avait déjà été annoncé en septembre. Nous espérons vraiment qu’il pourra se tenir. A notre sens, ces PIAL ne permettent pas d’améliorer l’accompagnement des élèves ni la gestion des AESH. Nous l’avons déjà dénoncé à plusieurs reprises. Si la mutualisation des moyens peut être intéressante dans certains cas, cela ne peut pas se faite au détriment des personnels et des élèves, et pour le moment, les PIAL ne nous ont pas prouvé leur efficacité en matière d’amélioration du service public d’éducation.

Le DASEN avait choisi de faire un focus sur les rythmes scolaires.

Pour rappel, les écoles qui souhaitent modifier leurs rythmes scolaires à la rentrée prochaine ont jusqu’au 31 janvier pour faire remonter la demande (une circulaire a été envoyée dans les écoles avec la marche à suivre.)

Cette demande ne concerne que les rythmes dérogatoires : 4 jours ou 4,5 jours mais avec des journées dépassant les 5h30 dans la semaine.

Si les équipes n’ont pas la volonté de changer, il n’y a rien à faire de particulier.

Le DASEN demande que ces demandes dérogatoires soient portées conjointement par les équipes et les élus concernés à l’issue d’un conseil d’école extraordinaire. Et c’est là que ça coince, car on le sait, si les élus et les enseignants ne sont pas d’accord, le consensus sera compliqué à trouver.

Si la demande n’est pas conjointe, le DASEN ne modifiera pas les rythmes.

Nous invitons cependant les écoles qui souhaitent mettre cette question en débat à le faire, malgré le fait que leurs élus référents aient annoncé telle ou telle décision. Il est important de prendre le temps du débat et de mettre les élus face à leurs administrés directement concernés : les parents d’élèves.

Cette question des rythmes scolaires est toujours et encore compliquée dans beaucoup d’écoles, et elle illustre bien la mainmise des élus locaux de plus en plus prégnante dans la gestion de l’école. C’est bien d’un cadre national dont l’Education Nationale a besoin.

Nous avons posé la question des rythmes dérogatoires qui ont été mis en place au moment du reconfinement. Le DASEN a rappelé que ces rythmes prenaient fin avec la fin du confinement … avec une petite incertitude sur la date. 15 décembre ? 20 janvier ? Saint Glinglin ?

Cette question est apparemment en pourparler avec le rectorat. Nous avons rappelé que faire le yoyo ne serait bon pour personne.

Il a aussi été question de voter pour des propositions de noms de nouveaux DDEN dans notre département. Nous abordons rarement cette question dans nos compte-rendus, tant elle fait généralement consensus. Nous avons cependant profité de ce point pour mettre le doigt sur la démissions de tous les DDEN de la communauté de commune Mellois en Poitou. En effet, les DDEN de cette partie du département ont décidé de tous·tes quitter leurs fonctions, car ils avaient le sentiment de ne pas du tout être entendu·es par les élus de la comcom.

Cet épisode, loin d’être anecdotique, illustre bien la communication dégradée au sein de cette comcom. Nous la dénonçons depuis longtemps déjà. Eloigner le niveau de gestion du terrain n’est pas une solution humainement satisfaisante. Malheureusement, la politique libérale que subit notre pays depuis plusieurs années s’accélère, avec ce genre de conséquences.

Nous regrettons sincèrement que les écoles de ce secteurs doivent se passer désormais de l’expertise des DDEN.

Questions diverses de la FSU – CGT


1) Nous souhaitons faire un point sur l’évolution des rythmes scolaires dans le département, au regard du confinement et en prévision de la rentrée prochaine.

Question abordée au cours de la présentation, voir plus haut


2) Qu’en est-il du recrutement de contractuels premier degré dans notre département ? Quelle sera la durée des contrats ? Qui procédera aux recrutements ? Pôle emploi, comme cela s’est vu dans certains départements ?

Le jour du CDEN, la DSDEN avait fait passer une quinzaine d’entretiens afin de recruter 10 contractuels pour notre département. Ce nombre de 10 a été décidé par rapport au nombre de personnels en ASA du fait de la crise sanitaire. Ils·elles seront donc embauché·es pour prendre la classe des personnes en ASA, qui elles, prépareront le travail depuis leur domicile.

Ces contractuels bénéficieront de non pas un mais de deux jours de formation, accompagnés par un CPC. Eh oui, que voulez vous, c’est la période du black friday !

Et ensuite, bim, en classe !

Bon, la DSDEN a bien essayé de nous rassurer en nous disant qu’ils avaient recruté des jeunes étudiant·es préparant le concours, soit étudiant·es en M2 ou bien des candidats inscrits sur liste complémentaire, mais ça n’a pas vraiment marché, nos inquiétudes sont toujours bien présentes.

Nous avons tout de même fait remarquer au DASEN qu’il y a peu encore, les candidats inscrits sur liste complémentaire étaient certes envoyés sur le terrain, mais ils avaient ensuite la certitude d’être stagiairisés et donc en formation. Et ils avaient un salaire et une promesse d’embauche sur la durée de l’année scolaire.

Les contractuel·les recruté·es cette année le sont jusqu’au 6 février prochain.

Si certains départements sont coutumiers de l’emploi de contractuel·les, les Deux-Sèvres étaient jusque là épargnées. Selon nous, l’utilisation de la crise sanitaire permet à Jean-Michel Blanquer de faire un pas de plus dans la précarisation du métier enseignant. Nous dénonçons fermement le recours aux contractuel·les et nous demandons l’ouverture de la liste complémentaire et leur stagiairisation.


3) Nous souhaitons faire un point sur la distribution de masques inclusifs dans les écoles du département.

Voilà plusieurs fois que nous posons la question, mais c’est toujours assez compliqué d’avoir une vision claire concernant la distribution de ces masques. Toujours est-il que désormais, les enseignant·es des 632 élèves à situation particulière devraient en être doté·es (de la maternelle au BTS).

De plus, grâce à la dotation de 500 masques par l’association GPA, la DSDEN a choisi de fournir des masques aux enseignant·es de Grande Section ainsi qu’aux AESH Co et enseignant·es d’ULIS.

Si le geste fait par l’association GPA est louable, il est dommage que l’Etat ne réponde pas à ce besoin pour tous les enseignant·es et AESH.


4) Avez-vous des informations concernant l’impact de la nouvelle formation initiale sur l’emploi d’étudiant·es dans les écoles ?

5) Aura-t-on un bilan départemental des Évaluations Nationales ?

Certainement oui, mais quand, on ne sait pas. Nous venons de voir arriver dans les écoles des demandes d’analyse de ces-dits résultats. Du temps de travail certainement inutile pour nos collègues de cycle 2. Leur année est déjà lancée, et ils·elles n’ont pas attendu le retour du ministère pour analyser les besoins de leurs élèves.

Nous dénonçons toujours et encore ces évaluations standardisées qui représentent une menace pour la liberté pédagogique des enseignant·es.


6) Nathalie Elimas, secrétaire d’Etat à l’Education Prioritaire a annoncé la suppression des REP. A quoi peut-on s’attendre pour notre département ?

Là aussi, pas de réponse pour le moment. Ce dossier est repoussé depuis plus de deux ans. Cela n’augure rien de bon quand à l’avenir des REP. Plus d’informations dans la lettre du SNUipp-FSU 79 du 30 novembre ou en lien sur cet article.


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