Compte-rendu de la réunion entre les élus du personnel, l’IEN et la communauté de communes Mellois en Poitou

vendredi 11 décembre 2020
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Les représentants des personnels du SNUipp-FSU alertés à plusieurs reprises par les enseignant·es de la communauté de communes Mellois en Poitou se sont adressés au DASEN et à l’IEN de circonscription pour dénoncer des conditions de communication dégradées avec les élus de ce secteur.

En effet, depuis 3 ans, la compétence école est passée sous l’égide de la communauté de communes qui gère désormais 38 sites scolaires. Cette nouvelle gestion est très compliquée à mettre en place, et l’éloignement entre les élus décideurs d’un certain nombre de choses et le terrain se fait ressentir.

L’inspectrice de circonscription, soucieuse de cette problématique, a souhaité proposer un rendez-vous aux élus afin de prendre le temps d’exposer les soucis et de trouver des solutions.

Cette réunion a eu lieu le mardi 8 décembre.

Étaient présent·es ;

Mme Lambin (IEN Melle) Stéphane Sansault (CPC)

Anne-Laure Salmon et Julie Couprie, représentantes des personnels du SNUipp-FSU 79

Marie-Emmanuelle Saintier (vice présidente de la comcom, en charge des affaires scolaires)

Valérie Brunet, directrice du pôle éducation

Stéphanie Gosselin,

Cyril Remondeau, en charge du pôle informatique

Damien Garandeau, en charge des travaux sur le patrimoine scolaire.

Nous avons ouvert la réunion en faisant état auprès de Madame Saintier des tensions qui nous étaient remontées par des enseignants du secteur depuis plusieurs années. Nous lui avons expliqué les raisons de notre démarche auprès du DASEN et de l’IEN, liées au changement de rythmes scolaires dans le cadre de la crise sanitaire.

Madame l’Inspectrice a fait état elle aussi des difficultés qu’elle avait pu constater sur le terrain.

Nous avons aussi pu expliquer aux personnes présentes que le dialogue était rompu notamment à cause de la façon dont les personnes avaient parfois de s’adresser aux directeurs·rices et aux enseignant·es. La sensation d’être considéré·es comme des employés de la comcom est assez récurrente chez nos collègues qui nous en ont fait part lors d’une réunion d’informations syndicales qui s’est tenue au préalable.

Nous avons aussi expliqué que l’organisation de la comcom était peu claire et donnait la sensation d’un mille feuille administratif dans lequel il était très compliqué de savoir à qui s’adresser.

La nécessité d’avoir la présence de personnes élues et décideuses de la comcom lors des conseils d’école a elle aussi été remontée.

Il nous a été dit que parfois, des directeur·rices ne souhaitaient pas faire passer les mots de la comcom dans les cahiers. Nous avons répondu à Mme Saintier que les directeur·rices ne voulaient pas avoir à rédiger les mots, mais qu’il nous semblait très étonnant que des collègues aient refusé de faire passer des mots des élus. Cette remarque faisait suite à un point concernant la diffusion des informations aux familles et aux enseignants qui ne pouvait se faire uniquement par mail.

Nous avons rappelé à Madame Saintier l’importance de respecter les temps scolaires et périscolaires, notamment dans l’utilisation des locaux. Il n’est pas pensable que des réuniosn se tiennet dans les locaux scolaires sur les heures de classe, sans même que les directeurs et directrices n’en soient informé·es. Madame Lambin nous a bien entendu soutenues sur ce point.

Concernant la gestion du temps de travail des ATSEM, nous avons rappelé que les enseignant·es étaient organisatrices sur les temps dévolus à l’accompagnement des classes, malheureusement, les élus peuvent choisir de réduire le temps d’intervention des ATSEM auprès des enseignant·es. Nous espérons que cela n’est que temporaire et dû à la crise COVID

Nous avons enfin fait part des difficultés liées à la gestion des budgets. Peu de lisibilité pour les directeurs·rices et fortes contraintes liées aux aller-retours avec les services notamment de devis puis de factures. Nous avons expliqué que plusieurs écoles s’étaient retrouvées le bec dans l’eau au moment de sorties scolaires, sans bus pour transporter les élèves, ce, du fait d’erreurs de gestion par la comcom. Les services sont au courant de ces erreurs et s’en excusent. Malheureusement, cela s’est produit plusieurs fois. Nous espérons que des solutions fiables vont être trouvées.

Madame Saintier nous a fait part des contraintes fortes auxquelles étaient soumises les collectivités comme la comcom, notamment les contraintes en terme d’appel d’offre. Nous ne pouvons malheureusement rien y changer désormais, mais le SNUipp-FSU a toujours été méfiante à l’égard de ces gros regroupements initiés dans le cadre de la territorialisation. Ils n’impliquent pas une meilleure gestion humaine, et, sous couvert de faire des économies, ils sont source de difficultés supplémentaires.

Elle nous a aussi fait part de la volonté de la comcom d’améliorer autant que possible le fonctionnement du service scolaire et surtout les échanges avec les enseignants. A cet effet, un audit indépendant a été commandé. La personne en charge de cet audit a déjà rencontré des directeurs·rices pour faire un point sur les difficultés rencontrées. Madame Saintier semble attendre beaucoup de ce travail afin de pouvoir améliorer le fonctionnement de son service. Cependant, il y a des choses simples à mettre en place avant même d’avoir une conclusion indépendante : respecter le rôle et la place de chacun·e.

Nous avons bien entendu abordé la question sensible des commandes de matériel. Les enseignants nous ont expliqué passer des heures à faire leur commande de matériel sur deux catalogues différents. Ils ont de plus la sensation d’être bridés par ces commandes qui ne leur permettent pas d’acheter ce qu’ils veulent où ils le veulent, comme ils le faisaient auparavant.

Madame Saintier est désormais bien consciente du problème, mais elle a regretté qu’aucun enseignant n’accepte de participer à des réunions pour échanger à ce sujet.

Sur ce point, Madame l’IEN a proposé de décharger des directeur·rices sur leur temps de travail pour leur permettre d’avoir un temps de réflexion avec la comcom à ce sujet.

Nous espérons vraiment que ces temps pourront se mettre en place rapidement.

Valérie Brunet a expliqué le fonctionnement des différentes strates du service scolaire de la comcom. En effet, il est souvent reproché le grand nombre d’interlocuteurs et la difficulté à savoir à qui s’adresser. Il nous semblait plus logique que les directeur·rices n’aient à faire qu’à une seule personne qui s’occuperait par la suite de faire les remontées. Malheureusement, les coordonateurs qui sont les plus près du terrain sont très souvent débordés et en charge de trop d’écoles. Il semble urgent que la comcom se réorganise à ce niveau là. Ils attendent les conclusions de l’audit pour revoir leur organisation.

Concernant les possibles changements de rythmes scolaires, nous craignons que cela soit très compliqué de pouvoir avoir des rythmes différents d’une école à une autre sur ce territoire. Madame Saintier argue la nécessaire équité entre les enfants concernant l’accès aux activités périscolaires. Nous lui avons répondu qu’il serait possible que des activités périscolaires gratuites soient mises en place le mercredi matin, mais cela ne semblait pas être possible en terme de gestion des personnels.

Nous lui avons expliqué que le ton de son courrier expliquant qu’aucun rythme ne pourrait être modifié pour la rentrée prochaine était insupportable pour les équipes. Madame Lambin semble très soucieuse de la situation et a dit Mme Saintier qu’elle marchait sur des œufs à ce sujet. Il est en effet insupportable pour les enseignants d’avoir la sensation que ce sont les élus seuls qui décident de tout.

Si cette rencontre ne va pas fondamentalement changer les choses dans le quotidien de nos collègues rapidement, beaucoup de choses ont été dites, en présence de l’IEN de circonscription qui devait faire un compte rendu au DASEN. Nous espérons vraiment que des choses vont changer, notamment dans la façon que les élus décideurs ont de s’adresser aux enseignants. Nous avons le sentiment que les échanges ont été constructifs et que nous avons été entendues.

Nous restons cependant très vigilant·es concernant ce dossier que nous continuerons à suivre. Nous rappellerons à l’IEN son engagement à permettre une rencontre concernant les commandes de fournitures.

Nous avons aussi demandé à la comcom de nous faire part des conclusions de l’audit dans la mesure de ce qui concernait l’éducation nationale.

En attendant, nous restons à la disposition des équipes pour aller à leur rencontre ou pour continuer à être un lien entre le terrain et l’administration ou les élus. Alors, n’hésitez pas à nous contacter par mail ou par téléphone.


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