Carte scolaire 2022 - Une dotation nationale en trompe l’œil !

jeudi 16 décembre 2021
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La dotation académique pour préparer la rentrée 2022 est connue depuis le 15 décembre !


Une fois n’est pas coutume, tout comme l’année dernière, l’académie de Poitiers devra se débrouiller avec 0 poste ! Vous avez bien lu : de nouveau, notre académie n’est dotée d’aucun poste pour préparer la rentrée prochaine.

Alors même que des situations explosent dans de nombreuses écoles, que les conditions de travail ne cessent de se dégrader...

Alors même que nous manquons d’enseignants, que la rectrice a refusé l’ouverture de la liste complémentaire et a préféré le recrutement de nouveaux et nouvelles contractuel.les (que l’administration peine à trouver ! On se demande bien pourquoi ?!)

Alors même que le manque de remplaçant.es est une catastrophe, le nombre de postes de RASED non pourvus de plus en plus nombreux.

Voici l’horizon qui nous est proposé pour la prochaine rentrée scolaire.


Le SNUipp-FSU 79 espère que la dotation départementale (nous en saurons plus au mois de janvier) ne nous sera pas davantage défavorable ! Les 3 autres départements de l’académie pouvant être considérés plus en besoin que nous.

Le CTSD 1er degré devrait se tenir en février 2022.

Au niveau National, voici comment seront répartis les postes l’an prochain :(cliquez sur l’image pour l’agrandir)


Ce 15 décembre, au cours du Comité Technique Ministériel, le ministre a présenté la répartition de la dotation en postes pour chaque académie.

Le budget 2022 montre qu’il n’y a aucune création de postes. Le Ministère déclare de son côté 1965 postes supplémentaires qui dans le 1er degré ne peuvent reposer que sur des contractuel·les. C’est la contre-réforme de la formation initiale qui permet au Ministre d’envoyer à temps plein dans la classe des titulaires du Master MEEF sans qu’elles et ils soient fonctionnaires stagiaires.

Pour la rentrée 2022, ce sont 2025 « moyens d’enseignement » qui sont annoncés nationalement pour le 1er degré. Parmi ceux-ci, 300 moyens sont mis en réserve « pour faire face aux ajustements qui s’avéreraient nécessaires en cours de gestion ».

Attention, le Ministre de l’E.N .plus occupé à rendre des centaines de millions d’euros sur le budget qui lui est alloué ne parle plus de « postes » créés mais de « moyens d’enseignement ». Cela change profondément les choses car il s’agit à travers cet artifice de communication de masquer l’absence de création de poste y compris dans le 1er degré !!!


Nous vous l’avions indiqué et avions alerté : la loi de transformation de la fonction publique est une loi de destruction de la FP !

Les faits s’accumulent et sont là, sous nos yeux. Les contractuel·les deviennent peu à peu la règle ordinaire et le statut de fonctionnaire et ce qu’il garantit pour les usager·ères vole en éclat !

Or, la contractualisation n’est pas à prendre à la légère. C’est une très lourde et profonde attaque contre le service public d’Éducation, contre la qualité de service rendu aux élèves et à leurs familles.

Le SNUipp-FSU est actuellement reçu lors de différentes audiences pour faire valoir des moyens supplémentaires qui n’opposent ni les écoles et territoires ni les élèves entre eux et elles.

Le SNUipp-FSU est le seul syndicat à défendre pied à pied l’ensemble des écoles. Ses représentant·es refusent toute connivence et toute allégeance à qui que ce soit.

Si l’on y ajoute les besoins considérables au sujet de l’enseignement spécialisé (RASED, ULIS, IME, SEGPA), alors une nouvelle fois, les comptes d’apothicaire du Ministre Blanquer ne tromperont personne, une fois les cartes scolaires départementales arrêtées.


La crise sanitaire montre et démontre chaque jour à quel point les services publics sont indispensables. Pourtant, que ce soit dans la Santé ou l’Éducation, force est de constater que ce gouvernement poursuit froidement et mécaniquement sa casse des solidarités et des droits et fermant des classes et des lits.

Aussi, seules des mobilisations collectives et coordonnées des personnels des écoles comme des parents d’élèves pourront faire entendre les légitimes revendications concernant des services publics de qualité.