CTSD "Situation sanitaire"

vendredi 11 février 2022
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Comme indiqué lors du CTSD "Carte scolaire" du 28 janvier dernier, le DASEN a réuni le CTSD ce mercredi 9 février pour faire un point sur la situation sanitaire de la période écoulée. La médecin conseil, Dr Carlier a fait un point chiffré par semaine ; il a également été question des moyens octroyés (ou non !) pour protéger les personnels et élèves.


Situation sanitaire

Janvier  : 11863 cas positifs (11082 élèves et 649 personnels). Il s’agit là d’un total déclaratif, les services n’ayant pas les moyens de connaître la réalité et soupçonnent des endroits où les cas n’étaient pas déclarés ou sous-déclarés.

Les chiffres des cas positifs parmi les élèves étaient équivalents entre le 1er et le 2nd degré.

Ils étaient supérieurs dans le 1er degré pour les personnels (plus du double) par rapport au 2nd degré ; le constat est le même pour les personnels hors Éducation Nationale du 1er degré (atsem...)

La progression est très forte dans le département, sur les semaines 3 et 4 surtout (4000 par semaine).

Février, semaine 5 : 3989 cas (3779 élèves, 180 personnels, 29 personnels hors ÉN), dont 2200 élèves du 1er degré et 1580 élèves du 2nd degré. La tendance s’inverse concernant les personnels.

On note une petite tendance à la baisse, mais les chiffres restent toujours très hauts.

Semaine 6 : 610 cas lundi, 764 cas mardi, 370 cas mercredi pour cette semaine (rappel : il y a toujours 1 journée de retard, du fait de la déclaration puis de la publication des chiffres).

Question de la FSU-CGT : Quid des chiffres concernant les personnels ? En particulier quid de la quantité de déclarations en tous genres, ? Quid du nombre de jours à faire de la garderie ? Quid de l’état des personnels ?...

Le DASEN indique que la mobilisation du 13 janvier a fait bougé les lignes et se montre optimiste quant à l’intervention des syndicats et au dialogue social engagé (si si, vous avez bien lu !) Il estime qu’il faudra s’interroger sur le quid du post-covid, du moins du post-omicron, des collègues en burn-out, des autres collègues qui ont tenu et renvoie au CHSCT, au rectorat, aux psychologues, aux assistantes sociales (aux quoi ???)... Répondre par une question et dresser une liste d’instances, de bureaux ou de personnels n’est pas une réponse : pouvez répéter la question ?

Question de la FSU-CGT : nous nous inquiétons de la rentrée, en particulier pour les collègues ayant été touché·es et dont une partie se remet difficilement, notamment avec de nouveaux symptômes qui perdurent.

Le DASEN indique que le territoire fait partie de la frange la plus concernée par le covid. Le taux de positivité il y a 3 semaines était d’un quart et atteint aujourd’hui près de la moitié, on note une énorme circulation du virus sur notre territoire. Et donc : elle est où la réponse ?

Question de la FSU-CGT : nous avons rappelé que les personnels ont été très exposés et sans les protections appropriées au moment approprié alors que l’on savait dès novembre-décembre la contagiosité du variant omicron et que le pic arriverait à la rentrée de janvier. Les mesures nécessaires n’ont pas été prises à temps et en particulier les masques adaptés n’ont pas été fournis à temps : plus d’un mois après la rentrée !

Le DASEN estime que les personnels étaient équipés, dans la mesure où tous et toutes ont été destinataires de masques-slips (oui oui, le DASEN aussi utilise l’expression !) lors des précédentes périodes.

Question de la FSU-CGT : nous avons indiqué que les collègues AESH et remplaçant·es n’ont pas tous été destinataires de leur boîtes de masques.

Les services feront le point à ce sujet : chaque personnel doit être destinataire d’une boîte de masques chirurgicaux. Les circonscriptions ont été dotées de boîtes en nombre suffisant et doivent les distribuer aux personnels.

Les circonscriptions ont également été dotées de masques FFP2 : les personnels souhaitant en bénéficier doivent les demander.


Capteurs de CO2

Un premier document a été envoyé par le Ministère en novembre dernier qui impliquait l’achat de capteurs de CO2 en partenariat avec les collectivités et un remboursement par l’État.

Fin décembre-début janvier, un deuxième courrier a permis de poursuivre ce fonctionnement jusqu’au 15 avril.

Le département est peu équipé en capteurs de CO2 : le dernier de l’académie. Beaucoup de réticences sont à noter.

Un troisième courrier reçu cette semaine change la donne du remboursement : il s’agit d’intensifier le déploiement des capteurs de CO2. Chaque collectivité souhaitant s’équiper bénéficiera d’une dotation de 8 euros par élève (2 euros, précédemment). Les achats se feront en lien avec les services DSDEN qui les accompagnent.

Le DASEN estime qu’il s’agit désormais d’un budget conséquent. Une communication a été envoyée à tous·tes les maires ainsi qu’aux collectivités.

Question de la FSU-CGT : nous nous étonnons des réticences des élu·es pour acheter ces dispositifs dans une telle situation.

Le DASEN donne deux causes :

- le Conseil départemental estime que l’aération est globalement suffisante et permet d’éviter l’achat de capteurs ; les collègues exerçant dans des salles sans fenêtre ou dont l’ouverture est difficile ou impossible apprécieront.

- les maires sont réticent·es du fait du coût

Question de la FSU-CGT : comment s’effectue la mise en place des capteurs de CO2, en particulier sont-ils faciles à installer ?

Le DASEN indique qu’il existe plusieurs types de dispositifs :

- un dispositif de base sous forme de colonne avec 3 couleurs (comme un feu tricolore), dont la couleur change en fonction de la mesure de CO2,

- également un dispositif avec les données indiquées sur écran.


Le DASEN prévoit de faire ce type de point sanitaire régulièrement, il avait annoncé une fois par quinzaine le 28 janvier dernier. Si cela nous permet d’avoir des précisions chiffrées sur les différents taux du covid (cas, contagiosité, contaminations...) et les différents dispositifs de protection mis en place, nous restons dubitatif·ves quant aux non-réponses dès lors que nous abordons les questions liées aux manques et dysfonctionnements ou aux impacts sur la santé des personnels. N’hésitez pas à nous faire remonter les difficultés que vous rencontrerez, qu’elles soient d’ordre administratives ou matérielles, de même qu’à remplir le RSST.


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