Grève féministe du 8 mars

jeudi 3 mars 2022
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Mobilisation départementale

Cliquez sur le tract pour en connaitre les modalités




Pourquoi faire grève le 8 mars 2022 ?


Au début de son quinquennat Emmanuel Macron avait déclaré que l’égalité entre les femmes et les hommes serait une grande cause de son quinquennat (discours du 25 novembre 2017 au Palais de l’Élysée). A ce stade, nous peinons largement à voir les effets politiques concrets de cette annonce.


La crise sanitaire a révélé le rôle essentiel joué par les femmes dans le fonctionnement de la société. Majoritaires dans les métiers du lien mais aussi de l’éducation, elles occupent souvent des métiers à forte utilité sociale mais précaires, peu reconnus, peu valorisés et sous-payés.


Chaque année, le 8 mars partout dans le monde et en France, les femmes se mobilisent pour faire progresser leurs droits et les rendre effectifs. Ces dernières années, des mobilisations importantes ont permis de faire bouger les lignes. Dans la Fonction publique, des plans d’actions en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ont enfin vu le jour grâce à ces mobilisations et à l’action des organisations syndicales, notamment du SNUipp-FSU.


Des femmes essentielles mais moins bien payées que les hommes


Alors que la 1ère loi sur l’égalité professionnelle a 50 ans cette année, les inégalités salariales persistent toujours. Dans la Fonction publique, les agentes perçoivent toujours globalement un salaire de 19% inférieur à celui des agents (12,3% à équivalent temps plein). L’obligation "à travail de valeur égale, salaire égal" inscrite dans cette loi doit être appliquée maintenant  ! La mise en oeuvre des politiques en faveur de l’égalité nécessite des moyens qui ne sont toujours pas actés.


* Dans le 1er degré

Les femmes représentent 84% des personnels du 1er degré (bilan social MEN 2020-2021) mais leur salaires sont toujours inférieurs de 8% à ceux des hommes ce qui impacte négativement le niveau de leur pension. Les écarts de rémunération sont liés à leur déroulement de carrière qui est moins rapide que celui des hommes (interruption de carrière, temps partiel, notation moins favorable...). De plus, elles travaillent davantage à temps partiel (11% pour les femmes et 3% pour les hommes) et occupent les postes les moins rémunérateurs (exemple : directions d’écoles avec peu de décharge et d’indemnités). Les régimes indemnitaires et les primes sont plus défavorables aux femmes qu’aux hommes.


Ce que porte le SNUipp-FSU :

Des mesures générales d’augmentation immédiate des salaires (augmentation de 300 euros, dégel du point d’indice) mais aussi des mesures de résorption des écarts entre les femmes et les hommes (dans le cadre des plans d’action : réduction de l’impact des interruption de carrière, faciliter le déroulement de carrière : accès à la HC, classe exceptionnelle...).


Des personnels indispensables mais précaires : les AESH

Nos collègues AESH occupent des fonctions essentielles pour l’école sur des contrats précaires avec des salaires indécents et des conditions de travail dégradées (temps incomplet, affectations inter-degrés, sur des zones géographiques de plus en plus en étendues, gestion par les PIAL ...). Subissant à la fois des temps de travail incomplets et des rémunérations au quasi minimum de la Fonction publique, les AESH, à 90% des femmes sont heurté·es de plein fouet par la précarité.


Alors que le ministre a soi-disant donné une priorité sur son quinquennat à l’école inclusive, les AESH en sont les grand·es oublié·es. Il aura fallu des mobilisations pour que le ministère annonce une amélioration de leurs conditions d’emploi. Mais les attentes ont vite été déçues.


Ce que porte le SNUipp-FSU :

Pour les AESH, le SNUipp-FSU revendique un statut (corps spécifique dans la Fonction publique), une amélioration significative de leurs salaires, la garantie de temps de travail complet et l’abandonne des PIAL.



Lutter en faveur de l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes c’est faire progresser l’égalité de toutes et de tous !


Pourquoi faire grève le 8 mars ?


Le 8 mars c’est la lutte pour l’égalité au travail mais pas seulement. C’est aussi la lutte pour une société sans violences sexistes et sexuelles, pour le droit des femmes à disposer de leur corps mais aussi de temps libre par un meilleur partage des tâches éducatives et domestiques, de la charge mentale...


Cette année le 8 mars s’inscrit dans un cadre particulier celui d’élections nationales. La question des droits des femmes est quasi absente des débats de la campagne présidentielle. Pire, des candidat·es d’extrêmes droites instrumentalisent les droits des femmes pour justifier leur discours de haine et rejet et portent des propositions à l’opposé des valeurs d’émancipation des femmes. L’extrême-droite restera toujours l’ennemi des droits des femmes et nous devons la combattre.


Alors faisons du 8 mars prochain une déferlante pour l’égalité. Toutes et tous en grève et mobilisé·es pour l’égalité entre les femmes et les hommes !


La grève féministe c’est quoi ?


La grève féministe c’est la grève du travail salarié mais aussi la grève du travail invisible à la maison (tâches domestiques et/ou parentales...). Elle dépasse le cadre habituel de la grève du travail pour l’étendre à d’autres secteurs de la vie sociale et familiale. La grève féministe a commencé en 2016 en Pologne pour lutter contre une loi très restrictive sur l’avortement. Elle a été reprise en Argentine en 2017 contre les violences et un mot d’ordre international de grève a été lancé. Elle s’est étendue en Espagne avec des millions de grévistes, en Italie, en Belgique, en Suisse. La FSU, dans un cadre unitaire large, appelle à construire cette grève féministe le 8 mars prochain.



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4 pages, le 8 mars, on ne lâchera pas !


Documents joints

lettre aux parents
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appel unitaire
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